Le gouvernement libéral étudie une option de tracé plus au sud pour le projet de train à grande vitesse Alto qui pourrait amener la ligne jusqu’à Kingston (Ont.).
Le gouvernement libéral envisage un changement majeur d’itinéraire pour le projet Alto qui pourrait déplacer le corridor Toronto–Québec vers le sud, en direction du lac Ontario, et inclure un arrêt à Kingston (Ont.), a rapporté CBC News.
Le ministre des Transports, Steven MacKinnon, a déclaré dans un communiqué à CBC qu’il a demandé à Alto d’étudier une option de tracé sud avec un éventuel arrêt à Kingston, tout en précisant que l’idée demeure « sous réserve de faisabilité technique et des exigences du projet ».
Cette décision est importante parce qu’elle pourrait remodeler l’un des projets de transport les plus ambitieux du pays avant le début des travaux. La ligne à grande vitesse, entièrement électrique, est prévue sur environ 1 000 kilomètres entre Toronto et Québec, avec des trains atteignant des vitesses allant jusqu’à 300 km/h et un coût estimé entre 60 et 90 milliards de dollars.
MacKinnon a indiqué que la décision d’examiner un autre itinéraire fait suite à des commentaires et à des consultations publiques. Il devrait faire le point sur le projet lundi matin à Kingston.
L’itinéraire annoncé à la fin de l’année dernière comprenait des arrêts prévus à Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa et Peterborough. Le premier ministre Mark Carney a déclaré vouloir que la construction commence dans quatre ans.
Alto a déjà proposé deux tracés possibles : une ligne plus directe entre Peterborough et Ottawa, et une voie sud qui se situerait à environ une demi-heure en voiture du centre-ville de Kingston. Le maire de Kingston, Bryan Paterson, et le maire de South Frontenac, Ron Vandewal, ont poussé pour une troisième alternative qui descendrait plus au sud, longerait le corridor de l’autoroute 401, s’arrêterait à Kingston et se poursuivrait vers Québec.
Des conseillers tant à Kingston qu’à South Frontenac avaient auparavant appuyé des motions s’opposant au tracé à moins qu’il n’atteigne Kingston et n’y fasse halte. Paterson a soutenu que les collectivités offrent leur soutien au projet si ces conditions sont respectées, plutôt que de simplement s’y opposer.
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a également exprimé en mars son soutien pour une option sud pouvant inclure Kingston, affirmant que le plan existant favorisait trop les autres provinces au détriment de l’Ontario.
La prochaine question est de savoir si l’examen technique d’Alto conclura qu’un arrêt à Kingston peut répondre aux exigences d’ingénierie, de coût et de calendrier du projet. D’ici là, l’option sud reste à l’étude et ne constitue pas un changement d’itinéraire confirmé.
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