Le vice‑ministre du Travail iranien affirme que deux millions d’emplois ont été perdus alors que les dégâts de la guerre, les perturbations portuaires et une coupure d’internet frappent usines et services.
Le vice‑ministre iranien du Travail et de la Sécurité sociale affirme que deux millions de personnes ont perdu leur emploi en raison de la guerre avec les États‑Unis et Israël, signe que les dégâts économiques du conflit s’étendent bien au‑delà des sites touchés par des frappes aériennes.
Cet avertissement intervient alors qu’un résumé en direct mal capturé de CBS News, diffusé via Google News, décrit les États‑Unis et l’Iran comme toujours engagés dans un bras de fer dans le détroit d’Hormuz et indique qu’Israël a lancé de nouvelles frappes au Liban. Le même résumé évoque l’incertitude autour des efforts de cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l’Iran, mais l’article en direct sous‑jacent n’a pas été intégralement capturé, laissant ces développements étayés uniquement au niveau des titres et résumés dans le matériel fourni.
Le reportage le plus solide disponible dans le lot de sources provient de la BBC, qui indique que l’Iran connaît une large vague de suppressions d’emplois dans l’industrie manufacturière, le commerce de détail, les entreprises d’import‑export et le secteur numérique. Gholamhossein Mohammadi, vice‑ministre iranien du Travail et de la Sécurité sociale, a déclaré deux jours plus tôt que deux millions de personnes avaient perdu leur emploi en raison de la guerre.
Selon la BBC, des employeurs et des responsables ont qualifié ces licenciements de “balancing the workforce”. Sur les réseaux sociaux iraniens, des utilisateurs ont décrit des métros plus vides, un stationnement plus facile près des bureaux et une circulation inhabituellement fluide sur l’autoroute Hemmat de Téhéran comme des signes du nombre de personnes qui ne font plus la navette.
Les pertes d’emplois ne se limitent pas aux usines endommagées lors des attaques. La BBC a rapporté que des frappes américaines et israéliennes fin mars et début avril avaient touché d’importants complexes pétrochimiques à Asaluyeh et Mahshahr, ainsi que de grands sidérurgistes, dont Mobarakeh Steel et Khuzestan Steel. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu directement leur emploi, tandis que beaucoup d’autres travaillent dans des chaînes d’approvisionnement liées à ces industries.
Les perturbations dans le détroit d’Hormuz ont ajouté un autre point de pression. Un dirigeant industriel à Qom a déclaré à la BBC que la production avait cessé faute de pouvoir s’approvisionner en matériaux: “Nous espérions que lorsque la guerre s’arrêterait, les choses reviendraient à la normale. Mais nous ne pouvons même pas faire charger la marchandise sur le navire, car nos fournisseurs étrangers craignent que le navire ne soit pas autorisé à entrer dans les eaux iraniennes.”
La vaste industrie automobile iranienne, que le rapport de la BBC estime employer directement ou indirectement environ un million de personnes, fait partie des secteurs exposés à la pénurie de matériaux et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Un utilisateur des réseaux sociaux cité par la BBC a indiqué qu’une entreprise textile avait licencié 600 de ses 650 travailleurs parce qu’elle ne pouvait plus importer de matière première d’Australie.
Le conflit a également affecté la demande des consommateurs. De nombreux ménages réduisant leurs dépenses à l’essentiel, le tourisme, les restaurants et les détaillants hors alimentation ont vu leur activité diminuer. Certaines entreprises promettent, dit‑on, de réembaucher lorsque les conditions s’amélioreront, tandis que d’autres ont placé des employés en congé sans solde.
La coupure d’internet en Iran a aggravé les dégâts, en particulier pour l’économie numérique. Les responsables ont indiqué que l’arrêt avait été imposé pour des raisons de sécurité, notamment des préoccupations liées à la surveillance, à l’espionnage et aux cyberattaques. Mais la BBC a rapporté que la coupure avait nui aux entreprises en ligne et aux femmes qui gagnaient leur vie en s’appuyant sur des plateformes comme Instagram pour atteindre des clients.
Le ministre iranien des Technologies de l’information et de la communication, Sattar Hashemi, a déclaré en janvier que chaque jour de coupure d’internet coûtait à l’économie au moins 50 000 milliards de rials, soit environ 35 millions de dollars. D’après le décompte de la BBC, 52 jours d’arrêt depuis le début de la guerre représenteraient plus de 1,8 milliard de dollars de pertes. Le lot de sources disponible signalait également une divergence sur un chiffre extrait, mais le texte d’article capturé étaye le montant quotidien de 50 000 milliards de rials.
Le gouvernement a annoncé un dispositif de prêts aux petites entreprises de 440 millions de rials par salarié, décrit par la BBC comme inférieur à 300 dollars, remboursable en six mois à des taux d’intérêt de 18 % à 35 %, selon le nombre de licenciements effectués par l’entreprise.
Ces licenciements surviennent alors que le taux d’inflation officiel en Iran a dépassé 50 %, selon la BBC. Si la guerre reprenait ou si les sanctions restaient strictes, les tensions économiques pourraient s’accentuer; la suite dépendra probablement de l’évolution des efforts de cessez‑le‑feu, du face‑à‑face dans le détroit d’Hormuz et des frappes régionales vers une désescalade ou de nouvelles perturbations.
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