L'Ontario envisage de durcir les restrictions sur les téléphones dans les écoles et prévoit de collaborer avec Ottawa sur d'éventuelles limites d'âge pour les enfants sur les réseaux sociaux.
Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Paul Calandra, affirme que la province étudie des limites plus strictes sur l'utilisation des téléphones dans les écoles, y compris une interdiction quasi totale sur les terrains scolaires, tout en travaillant avec le gouvernement fédéral sur d'éventuelles restrictions d'âge pour les réseaux sociaux destinées aux enfants.
Parlant mardi lors d'une conférence de presse dans le sud‑ouest de l'Ontario, Calandra a déclaré que les ministres de l'Éducation de tout le pays s'accordent en grande partie sur le fait que l'accès aux téléphones et aux réseaux sociaux à l'école n'a pas aidé les élèves. Il a indiqué que toute restriction ontarienne sur les téléphones pourrait inclure des exemptions médicales.
« Je pense que les preuves deviennent de plus en plus claires que l'utilisation des téléphones dans nos écoles, primaires et secondaires, n'importe où sur le site, est devenue un problème », a déclaré Calandra.
Ces propos laissent entrevoir un possible durcissement des règles sur la technologie en milieu scolaire, même si l'Ontario n'a pas annoncé de politique finale, de seuil d'âge pour l'accès aux réseaux sociaux ni de calendrier pour d'éventuels changements. Calandra a dit que la province souhaite travailler étroitement avec Ottawa sur une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins d'un certain âge, un domaine où la législation fédérale pourrait jouer un rôle central.
La discussion survient alors que d'autres gouvernements envisagent des restrictions similaires. Le gouvernement du premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a récemment annoncé qu'il prévoit d'interdire aux enfants d'utiliser des comptes sur les réseaux sociaux et des chatbots d'intelligence artificielle, en commençant par les salles de classe. Calandra a dit qu'il veut que les règles de l'Ontario aillent plus loin que ce qu'a annoncé le Manitoba.
La procureure générale de la Colombie‑Britannique, Niki Sharma, a également déclaré mardi que le gouvernement fédéral est le mieux placé pour instaurer une interdiction des réseaux sociaux, mais que la Colombie‑Britannique pourrait agir seule ou se joindre à d'autres provinces si Ottawa n'agit pas rapidement. Sharma a évoqué des préoccupations liées à l'anxiété, aux troubles alimentaires et à la capacité des plateformes en ligne à se réguler elles‑mêmes.
Le ministre fédéral de la Culture, Marc Miller, a déclaré que le gouvernement envisage sérieusement une législation similaire sur les limites d'âge. La question a aussi pris de l'ampleur à l'international : l'Australie a adopté en décembre une loi imposant des limites d'âge pour les comptes sur les réseaux sociaux et des amendes pour les entreprises non conformes, et plusieurs pays en Europe et en Asie ont ensuite envisagé des mesures similaires.
Pour les familles et les écoles de l'Ontario, la question immédiate est de savoir jusqu'où la province ira concernant les appareils dans les salles de classe et sur l'ensemble des terrains scolaires. Les propos de Calandra indiquent que des restrictions plus larges sont à l'étude, mais les détails — y compris l'application, les exemptions et toute date de mise en œuvre — restent à préciser.
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