L’interdiction des cellulaires en classe en Nouvelle‑Écosse reçoit des avis positifs du ministre de l’Éducation, mais le syndicat des enseignants estime que le message doit être renforcé.
Près de deux années scolaires après que la Nouvelle‑Écosse a ordonné aux élèves de garder leurs cellulaires hors des salles de classe pendant le temps d’enseignement, le ministre de l’Éducation de la province affirme que la politique réduit les distractions et aide les élèves à se concentrer, tandis que le syndicat des enseignants estime que les règles doivent être mieux réaffirmées.
La politique provinciale, introduite en septembre 2024, exige que les élèves éteignent leurs appareils personnels et les rangent pendant le cours. Les enseignants des écoles intermédiaires et des écoles secondaires peuvent autoriser les téléphones à des fins éducatives, et des exceptions sont permises pour les élèves qui ont besoin d’un appareil dans le cadre d’une mesure d’adaptation pédagogique.
Le ministre de l’Éducation Brendan Maguire a déclaré à CBC News que les retours des intervenants de l’éducation étaient positifs, affirmant que les élèves passent moins de temps à regarder leur téléphone ou les réseaux sociaux et sont plus engagés en classe. Il a dit que les problèmes d’application concernaient un « petit pourcentage » d’élèves et a décrit la transition comme facile pour plus de 99 pour cent des élèves.
La réaction des élèves semble mitigée. CBC a rapporté que l’élève du secondaire Ishaan Anandavaskaran a dit que l’interdiction l’a aidé à apprendre parce que les cellulaires sont une source de distraction. Asher Cartmill, élève de 12e année, a toutefois dit qu’il est « assez accro » à son téléphone et ne compte pas respecter la politique, même s’il juge l’idée bonne en principe. Une autre élève, Anastasaia Kliubina, a dit que la plupart des camarades à Citadel High School respectent la règle et que les élèves qui ne le font pas peuvent être envoyés au bureau du directeur et voir leur téléphone confisqué pour la journée.
Une demande d’accès à l’information figurant dans la base de données de divulgation publique de la province a montré 4,790 mesures disciplinaires enregistrées pour des violations de l’interdiction des cellulaires au 31 Jan. 2026, depuis l’entrée en vigueur de la politique. La Nouvelle‑Écosse comptait 133,752 élèves inscrits dans les écoles publiques cette année.
Peter Day, président du Nova Scotia Teachers Union, a déclaré que l’interdiction avait été très efficace au début, avec un message clair et un soutien visible de la part de la direction de l’éducation. Avec le temps, a‑t‑il dit, ce message s’est estompé.
Day a déclaré que les familles et les élèves devraient être rappelés plusieurs fois par année des attentes afin que les enseignants n’aient pas à jouer les « policiers des cellulaires ».
Maguire a dit que son ministère avait déjà entendu cette préoccupation et qu’il clarifierait ou renforcerait le message si nécessaire, soit à la fin de l’année scolaire, soit au début de la suivante. Pour l’instant, la province présente l’interdiction comme globalement réussie, tandis que les enseignants réclament le suivi qu’ils estiment nécessaire pour maintenir ce succès.
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