La procureure fédérale à Washington, Jeanine Pirro, a déclaré que des parents pourraient faire face à des accusations si leurs adolescents enfreignent les couvre-feux locaux liés aux rassemblements de jeunes à Washington.
La procureure fédérale à Washington, Jeanine Pirro, a affirmé vendredi que son bureau prévoit d’intenter des poursuites contre des parents dont les adolescents enfreignent les couvre-feux locaux, présentant cette mesure comme faisant partie d’une réponse plus large aux grands rassemblements de jeunes que des responsables ont qualifiés de « teen takeovers ».
Cet avertissement marque une intensification de la façon dont les procureurs fédéraux dans la capitale américaine cherchent à gérer ces rassemblements, qui suscitent des préoccupations dans des secteurs achalandés, notamment le secteur riverain de Navy Yard. Pirro a annoncé cette approche lors d’une conférence de presse convoquée pour discuter des résultats de l’offensive policière du président Trump à Washington, lancée l’été dernier pour réduire la criminalité violente dans la ville.
« Les contribuables respectueux des lois ne devraient plus avoir à payer pour la négligence parentale », a déclaré Pirro. « Parents : faites votre travail. Ou nous ferons le nôtre. »
Pirro a indiqué que son bureau entend appliquer le texte de loi local 22-811, qui concerne la contribution à la délinquance d’un mineur. Elle a précisé que son bureau ne peut pas poursuivre directement les adolescents pour des violations du couvre-feu, ces dossiers relevant du bureau du procureur général local.
« Cela ne m’empêche pas de porter des accusations contre les parents », a dit Pirro aux journalistes.
La question du couvre-feu est particulièrement présente autour de Navy Yard, où la mairesse Muriel Bowser a imposé une série de couvre-feux pour les jeunes obligeant les moins de 18 ans à quitter le secteur au plus tard à 23 h. Ces restrictions ont suivi des rassemblements de type « flash mob » réunissant de grands groupes d’adolescents, dont certains ont dégénéré et suscité des préoccupations en matière de sécurité publique.
Il n’était pas immédiatement clair, à la lumière de l’annonce, dans quelle mesure le bureau de Pirro appliquera ce texte, quel seuil les procureurs utiliseront avant de viser un parent ou à quel moment les premiers dossiers pourraient être déposés. Le prochain test sera de voir si cet avertissement se traduit par des poursuites — et comment réagiront les autorités locales, les familles et les tribunaux.
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