L’essence aux États-Unis s’établit maintenant à 4,55 $ le gallon, en hausse de plus de 50 % depuis le début de la guerre avec l’Iran, ce qui accroît la pression sur les consommateurs et les entreprises.
Le prix moyen de l’essence aux États-Unis a grimpé à 4,55 $ le gallon, soit plus de 50 % depuis le début de la guerre avec l’Iran, ajoutant une nouvelle pression sur les dépenses de consommation.
Cette hausse, rapportée par CBS News, remet le coût du carburant au cœur des budgets des ménages au moment où les perturbations liées au conflit font aussi monter la facture de grandes entreprises américaines. Les informations disponibles ne précisent pas comment les consommateurs modifient leurs achats en réaction, mais l’ampleur de la hausse du carburant explique pourquoi la flambée attire l’attention des analystes comme des clients.
La pression ne se limite pas à l’essence. Sur la London Metal Exchange, les prix de l’aluminium ont augmenté de plus de 13 % depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 fév., a rapporté CNBC. Le métal gagne environ 19 % depuis le début de 2026 et a atteint ses plus hauts niveaux depuis 2022.
Ces chiffres décrivent des marchés distincts, et non des lectures concurrentes du même mouvement de prix : l’essence est donnée en hausse de plus de 50 % depuis le début de la guerre, tandis que l’aluminium est donné en hausse de plus de 13 % depuis les frappes du 28 février. Ensemble, ils pointent vers un choc de coûts plus large qui traverse à la fois les dépenses quotidiennes des consommateurs et les chaînes d’approvisionnement des entreprises.
CNBC, citant l’analyste de Bernstein Bob Brackett, indique que la hausse de l’aluminium est alimentée par la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie clé pour l’acheminement de l’aluminium en provenance du Moyen-Orient. Brackett estime que 7 % de l’aluminium mondial provient de la région et affirme que les frappes militaires ont endommagé des installations et retiré environ 3 % de l’offre mondiale du marché.
Ford fait partie des entreprises qui suivent de près cette matière première. La chef des finances, Sherry House, a dit aux analystes que la guerre avec l’Iran rendait les perspectives d’approvisionnement en aluminium du constructeur plus difficiles à prévoir, surtout parce que le métal est un composant clé de sa camionnette F-150. Ford s’attendait à des vents contraires liés aux matières premières de plus de 2 milliards de dollars, soit environ le double de sa prévision précédente, en grande partie à cause de la hausse des coûts de l’aluminium.
Molson Coors a aussi signalé l’impact de la hausse du métal. La directrice financière, Tracey Joubert, a indiqué que la hausse des coûts de l’aluminium dans le Midwest américain avait ajouté environ 30 millions de dollars au coût des marchandises vendues au premier trimestre par rapport à un an plus tôt, et l’entreprise prévoit une nouvelle inflation au trimestre en cours. Le directeur financier de Keurig Dr Pepper, Anthony DiSilvestro, a également cité l’aluminium parmi les produits dont les prix ont augmenté en raison de la guerre avec l’Iran.
Un répit à court terme reste incertain. UBS prévoit désormais que l’offre d’aluminium n’augmentera que de 0,3 % en 2026, contre 2,4 % auparavant, en raison des perturbations au Moyen-Orient et du peu de marge pour accroître les capacités en Europe. Pour les consommateurs, le point de pression le plus immédiat et confirmé reste la moyenne nationale de 4,55 $ le gallon; pour les entreprises, le prochain test sera de voir combien de temps les coûts d’intrants élevés vont persister.
Commentaires (0)