Le voyage de Trump à Pékin place le commerce et l’Iran au centre des discussions sino‑américaines, alors que les données sur l’inflation devraient refléter la pression exercée par la guerre.
Le président Donald Trump part pour Pékin mardi pour sa première visite d’État en Chine de son second mandat, lançant des pourparlers à enjeux élevés avec le président Xi Jinping alors que les tensions commerciales et la guerre avec l’Iran exercent une nouvelle pression sur la politique étrangère et l’économie américaine.
La visite intervient alors qu’un nouveau rapport sur l’inflation devrait offrir un aperçu plus clair de la façon dont la guerre de 11 semaines alimente les prix à la consommation, notamment par la hausse des coûts de l’essence, du kérosène et du diesel. Les chiffres pourraient compliquer la volonté de Trump de faire baisser les taux d’intérêt et sa proposition de suspendre temporairement la taxe fédérale sur l’essence.
Le commerce devrait être un point central à Pékin. NPR a rapporté que des observateurs s’attendent à ce que la Chine annonce des achats supplémentaires de soja et d’autres produits agricoles, et possiblement d’avions Boeing, pendant le voyage. Tamara Keith, de NPR, a noté que les annonces d’achats importants sont devenues une caractéristique familière des déplacements à l’étranger de Trump, bien que ces accords se soient parfois révélés moins substantiels qu’ils n’y paraissaient au départ.
Les pourparlers interviennent aussi à un moment de tension dans la relation sino‑américaine. Des experts ont dit à NPR que les deux gouvernements veulent stabiliser les liens, tandis qu’un résumé de sources du New York Times décrivait Pékin comme signalant qu’il est prêt pour une confrontation commerciale et qu’il a construit un arsenal juridique pour ce combat.
L’Iran est un autre point de friction probable. La Chine et l’Iran sont de proches alliés et partenaires commerciaux, et NPR a rapporté qu’il y a des questions sur le fait de savoir si la Chine a aidé l’Iran. Selon le récit de NPR, les États‑Unis ont passé des semaines à bombarder l’Iran et à bloquer des navires liés au pays.
Keith a dit à NPR que cette rencontre pourrait être la première d’au plus quatre rencontres Trump‑Xi cette année, selon l’évolution des pourparlers. Un récent sondage NPR/Chicago Council on Global Affairs/Ipsos a révélé que de nombreux Américains considèrent la Chine comme un rival économique cherchant la domination mondiale.
Sur le plan intérieur, l’effet économique le plus visible du conflit avec l’Iran a été la hausse des prix de l’essence. Trump a déclaré qu’il souhaitait suspendre temporairement la taxe fédérale sur l’essence, mesure qui nécessiterait une loi du Congrès. La taxe fédérale actuelle est de 18,4 cents par gallon d’essence et de 24,4 cents par gallon de diesel.
Scott Horsley, de NPR, a déclaré que les billets d’avion et les frais de bagages commencent aussi à refléter la hausse significative du coût du kérosène. Les prix du diesel pourraient finir par augmenter le coût des marchandises transportées par camion ou par train, tandis que le rapport sur l’inflation devrait aussi montrer des coûts de logement plus élevés, une composante majeure de l’indice du coût de la vie du gouvernement.
La situation de l’inflation compte aussi pour la Réserve fédérale. Trump veut que la Fed baisse les taux d’intérêt, mais Horsley a dit que cela semble moins probable dans les conditions actuelles. La Fed augmenterait normalement les taux pour lutter contre l’inflation, a‑t‑il noté, mais des coûts d’emprunt plus élevés ne dégageraient pas le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz ni n’augmenteraient les approvisionnements en kérosène.
Les prochains signaux viendront des données sur l’inflation, des éventuels accords d’achat annoncés à Pékin et de la question de savoir si Trump et Xi feront des progrès sur le commerce ou le conflit avec l’Iran au‑delà de l’optique formelle d’une visite d’État.
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