La démission de Sir Keir Starmer recentre l’attention sur qui pourrait diriger le Trésor si Andy Burnham devenait premier ministre.
La démission de Sir Keir Starmer a ouvert un nouveau concours pour savoir qui pourrait prendre en charge les finances du Royaume-Uni, Andy Burnham étant largement pressenti pour devenir le prochain premier ministre et susceptible d’envisager de remplacer la chancelière Rachel Reeves.
Ce choix a des enjeux bien au-delà de Westminster. Le prochain chancelier hériterait d’un dossier économique difficile qui inclut une dette élevée, une croissance faible, la réforme des prestations sociales, des pressions sur les dépenses de défense et les retombées de la guerre entre les États-Unis et Israël avec l’Iran.
Wes Streeting, l’ancien secrétaire à la santé, est décrit comme le favori des bookmakers après avoir soutenu Burnham plutôt que de se lancer lui‑même dans la course au leadership. Simon French, économiste en chef chez Panmure Liberum, a déclaré à la BBC que Streeting serait « une option relativement favorable aux marchés » en raison de ses propos pro‑croissance, tout en ajoutant que Streeting pourrait comporter un risque politique s’il visait ensuite le poste de premier ministre.
Lord Jim O’Neill, l’économiste et pair crossbench qui a conseillé Burnham, a mis en garde contre le fait de traiter le Trésor comme une récompense pour un soutien politique. « Il y a clairement des personnes qui poussent pour être chancelier et estiment qu’on leur doit ça pour leur soutien », a‑t‑il déclaré à la BBC, sans nommer personne.
Ed Miliband figure également en bonne place parmi les choix possibles. L’ancien chef du Labour est considéré comme politiquement plus proche de Burnham que Streeting, ce qui, selon Paul Johnson, ancien directeur de l’Institute for Fiscal Studies, pourrait aider à éviter des frictions entre le numéro 10 et le numéro 11. Mais le bilan de Miliband en tant que secrétaire à l’énergie pourrait aussi attirer l’attention des investisseurs et des syndicats, des critiques liant sa position sur le net zéro à des inquiétudes sur le coût de l’énergie et les emplois en mer du Nord.
Pat McFadden, le secrétaire au travail et aux pensions, est perçu par certains analystes comme une option plus stable pour le Trésor. Il a occupé des fonctions à l’ombre du Trésor et servi comme ministre des entreprises dans un précédent gouvernement travailliste, tandis que son portefeuille actuel sur les prestations sociales pourrait être pertinent si la réforme devient l’une des principales tâches du prochain chancelier. French a dit que les marchés pourraient voir McFadden comme « la paire de mains la plus sûre », même si son étroite association avec Starmer pourrait jouer contre lui si Burnham veut marquer une rupture plus nette.
Yvette Cooper, désormais ministre des Affaires étrangères, est une autre candidate de compromis possible. Elle a précédemment été secrétaire en chef du Trésor sous Gordon Brown et est perçue comme occupant un terrain politique entre Miliband et les figures plus prudentes sur le plan fiscal autour du cabinet. Danni Hewson d’AJ Bell l’a décrite à la BBC comme « une option modérée », mais aussi « un peu plus méconnue ».
Reeves pourrait rester en poste, bien que le reportage de la BBC indique que cela semble moins probable en raison de ses liens étroits avec Starmer. Burnham a déjà dit qu’il conserverait les règles budgétaires de Reeves, et Reeves est apparue lors de sa séance photo à Westminster après qu’il eut prêté serment en tant que député de Makerfield lundi, bien qu’elle fût absente du discours de démission de Starmer.
Parmi les autres noms évoqués figurent la secrétaire d’État à l’Intérieur Shabana Mahmood, l’ancien secrétaire à la Défense John Healey, Darren Jones et Torsten Bell. Pour l’instant, la question clé est de savoir si Burnham veut de la continuité au Trésor, une nomination tournée vers les marchés ou un chancelier plus aligné sur ses propres instincts politiques.
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