La prochaine élection générale au Québec doit avoir lieu au plus tard le 5 octobre 2026, pour choisir les membres de la 44e Assemblée nationale de la province et déterminer la prochaine configuration du pouvoir à Québec.
Cette date constitue une échéance, pas une garantie. En vertu des règles de scrutin à date fixe du Québec, l’élection générale suivant une législature est fixée au premier lundi d’octobre de la quatrième année civile suivant le dernier jour de la législature précédente. Ce cadre n’empêche pas le lieutenant-gouverneur du Québec de dissoudre la législature plus tôt, conformément aux conventions parlementaires de la province.
Un paysage politique remanié
La campagne à venir suit l’élection de 2022, où la Coalition Avenir Québec de François Legault a accru sa majorité en remportant 90 sièges. Les libéraux québécois ont terminé quatrièmes au vote populaire, derrière Québec solidaire et le Parti québécois, mais ont tout de même formé l’opposition officielle avec 21 sièges.
Le Parti québécois a perdu la plupart des sièges qui lui restaient lors de ce scrutin, mais a fait élire son chef, Paul St‑Pierre Plamondon. Le Parti conservateur du Québec a porté sa part des voix à 13 %, mais, son appui étant réparti à travers la province, il n’a remporté aucun siège.
Le plus récent survol électoral signale aussi d’importants mouvements à la direction des partis en amont du scrutin de 2026. La chronologie indique que Legault a annoncé, le 14 janvier 2026, son intention de démissionner comme premier ministre et chef de la CAQ, que Christine Fréchette a remporté la chefferie de la CAQ le 12 avril, et que Fréchette a prêté serment comme 33e première ministre du Québec le 15 avril. Son conseil des ministres a été assermenté le 21 avril.
Des partis d’opposition eux aussi remaniés
Le Parti libéral du Québec a lui aussi connu une valse à la direction depuis la dernière élection. La chronologie note la démission de Dominique Anglade après le scrutin de 2022, la victoire de Pablo Rodriguez à la course à la chefferie de 2025, puis son départ ultérieur, et l’accession de Charles Milliard à la tête du parti en 2026 par acclamation.
Québec solidaire a aussi modifié ses postes de co‑porte‑parole. Le survol indique Ruba Ghazal comme porte-parole féminine et Sol Zanetti comme co‑porte‑parole, après une série de changements amorcés lorsque Manon Massé a annoncé en 2023 qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat à ce poste.
L’incertitude porte surtout sur le moment. La loi fixe au 5 octobre 2026 la date limite pour tenir l’élection, mais une dissolution plus tôt demeure possible. Tant qu’une élection n’est pas officiellement déclenchée, le calendrier de campagne, les alignements de candidats et l’état des forces des partis resteront à surveiller.
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