Santé des femmes

Le syndrome des ovaires polykystiques rebaptisé PMOS après des années de débat sur un terme jugé trompeur

Le nouveau nom, « polyendocrine metabolic ovarian syndrome », veut mieux refléter une affection hormonale et métabolique qui toucherait 170 millions de femmes dans le monde

Langue source : English Traduit par IA en French
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Le syndrome des ovaires polykystiques rebaptisé PMOS après des années de débat sur un terme jugé trompeur
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Prague
Prague, Czechia
Le syndrome des ovaires polykystiques est rebaptisé PMOS, un changement que les experts et les patients espèrent voir améliorer le diagnostic, les traitements et la reconnaissance de symptômes plus larges.
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Le syndrome des ovaires polykystiques est rebaptisé PMOS, un changement que les experts et les patients espèrent voir améliorer le diagnostic, les traitements et la reconnaissance d’un éventail plus large de symptômes.

Le syndrome des ovaires polykystiques, une affection hormonale chronique qui toucherait environ 170 millions de femmes dans le monde, est rebaptisé « polyendocrine metabolic ovarian syndrome » après des années de débat sur le fait que son ancien nom ne reflétait pas fidèlement la maladie.

Ce nouveau nom, abrégé en PMOS, a été publié dans The Lancet et annoncé mardi au European Congress of Endocrinology à Prague, selon CBC News. Le changement vise à indiquer que l’affection ne concerne pas seulement les ovaires ou la fertilité, mais aussi les hormones, le métabolisme et une large gamme de symptômes qui peuvent affecter la vie quotidienne.

Des patients et des experts canadiens interrogés par CBC ont dit espérer que ce virage mènera à des diagnostics plus précoces, à des traitements plus étendus et à une meilleure reconnaissance de symptômes souvent négligés. L’affection peut se manifester par des cycles menstruels irréguliers ou perturbés, l’infertilité, une pilosité faciale excessive et des problèmes de santé mentale. Elle est aussi associée à l’acné ou à une peau grasse, à l’amincissement des cheveux, à l’anxiété, à la dépression, aux troubles alimentaires et à des difficultés à tomber enceinte.

« C’est très stimulant pour les patients atteints de PMOS, car ils auront de meilleurs soins. Ils connaîtront et comprendront mieux leur maladie », a déclaré à CBC Donna Vine, investigatrice principale du programme de recherche et de mobilisation communautaire PCOS Together à la University of Alberta. « Avec 30 ou 40 ans de recherche, nous avons compris qu’il s’agit davantage d’hormones et de métabolisme, pas seulement des ovaires. »

L’ancien nom est critiqué depuis longtemps, car l’affection n’implique pas réellement de kystes ovariens, ont indiqué des experts à CBC. Le Dr Roland Antaki, obstétricien, gynécologue et spécialiste de la fertilité au University of Montreal’s Health Centre, a expliqué que les structures observées dans les ovaires sont des follicules, et non des kystes. Les follicules sont de petites poches remplies de liquide qui soutiennent la croissance des ovules; chez les personnes atteintes de PMOS, ils peuvent ne pas se développer normalement et être liés à des changements hormonaux qui contribuent à des règles irrégulières, à l’acné ou à une pilosité excessive.

Au Canada, le diagnostic repose sur la satisfaction de deux des trois critères suivants : cycles menstruels irréguliers; hyperandrogénie, soit un excès de testostérone pouvant entraîner de l’acné, de la calvitie ou une pilosité accrue; et soit des signes à l’échographie d’une croissance folliculaire ovarienne accrue, soit une analyse sanguine révélant des taux élevés d’hormone anti-müllérienne, produite par les follicules.

Le nouveau nom met aussi en évidence les risques métaboliques. CBC a cité des experts selon lesquels le PMOS peut être associé à l’obésité, à l’hypertension artérielle, au diabète de type 2, à des taux anormaux de glucose ou de lipides, à l’apnée du sommeil, aux maladies cardiaques et au cancer de l’endomètre.

Pour certains patients, le changement de nom vise aussi à être vus au-delà de la fertilité. Sankirthana Dyapa, étudiante à McMaster University diagnostiquée il y a quatre ans, a dit à CBC que l’ancienne appellation présentait surtout l’affection comme un enjeu reproductif, même si des symptômes comme l’acné et la pilosité excessive ont nui à son estime de soi et à sa qualité de vie.

L’effet concret de ce changement dépendra de la rapidité avec laquelle les cliniciens, les chercheurs et les ressources destinées aux patients adopteront l’usage de PMOS au quotidien. Les défenseurs affirment espérer qu’un nom plus exact rendra l’affection plus facile à comprendre — et plus difficile à écarter.

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