Crédit privé

Apollo plafonne les rachats d’un fonds de crédit privé de détail après un bond des demandes de sortie

Le véhicule Apollo Debt Solutions limitera les rachats à 5 % après que les demandes du deuxième trimestre ont atteint près de 17 %, accentuant l’examen des fonds de crédit privé semi‑liquides

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Apollo plafonne les rachats d’un fonds de crédit privé de détail après un bond des demandes de sortie
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Apollo limite les rachats dans son fonds Apollo Debt Solutions après que des investisseurs ont demandé à retirer environ 2,4 milliards de dollars au deuxième trimestre.
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Apollo limite les rachats dans son fonds Apollo Debt Solutions après que des investisseurs ont demandé à retirer environ 2,4 milliards de dollars au deuxième trimestre.

Apollo plafonne les retraits de son fonds de crédit privé Apollo Debt Solutions à 5 % après que les demandes de rachat des investisseurs ont grimpé à près de 17 % au deuxième trimestre, selon un reportage de CNBC citant un dépôt auprès de la société.

Ces demandes se sont élevées à environ 2,4 milliards de dollars, soit 16,8 %, au cours de la période de trois mois. Apollo a indiqué dans un dépôt à la Securities and Exchange Commission publié lundi que les sorties nettes du fonds devraient s’établir à environ 400 millions de dollars pour le deuxième trimestre et depuis le début de l’année, soit l’équivalent de 3 % de la valeur nette d’inventaire.

Cette décision attire à nouveau l’attention sur un segment en forte croissance des marchés privés : les fonds de crédit privé semi‑liquides destinés aux investisseurs fortunés de détail. Ces véhicules donnent accès à des créances privées à rendement plus élevé, mais leurs actifs sous‑jacents peuvent être plus difficiles à vendre rapidement que des titres cotés, ce qui crée des tensions lorsque de nombreux investisseurs demandent simultanément leur argent.

Le dépôt d’Apollo souligne une forte divergence régionale dans les demandes de rachat. Les clients basés aux États‑Unis ont demandé des rachats d’environ 4,3 %, tandis que les investisseurs offshore ont réclamé des retraits de 12,5 %, selon CNBC.

Le fonds Apollo Debt Solutions, décrit comme une société de développement d’entreprise non cotée de 26 milliards de dollars, avait déjà signalé une demande de retrait élevée au trimestre précédent, lorsque les demandes avaient dépassé 11 %.

Apollo n’est pas le seul à subir des pressions. Plus tôt ce mois‑ci, Blackstone a limité les retraits de son Blackstone Private Credit Fund, de 79 milliards de dollars, à 5 % après que les demandes ont atteint 10 % au deuxième trimestre. La société suisse Partners Group a également récemment averti qu’elle pourrait restreindre les rachats dans plusieurs véhicules d’actifs privés après une hausse des demandes de sortie.

Des acteurs de l’industrie cités par CNBC ont déclaré que la pression met en lumière des questions structurelles sur la manière dont les fonds détenant des actifs privés illiquides devraient gérer les promesses de rachat faites aux investisseurs de détail. Sunaina Sinha Haldea, responsable mondiale du conseil en capital privé chez Raymond James, a dit que le marché « découvre en temps réel » les limites de l’offre d’une liquidité fréquente sur des actifs qui ne peuvent pas toujours être vendus rapidement.

Danielle Poli, directrice générale et co‑gestionnaire de portefeuille chez Oaktree Capital, a déclaré à CNBC dans « Squawk Box Europe » que les investisseurs institutionnels restent engagés dans le crédit privé, tandis que le canal de la clientèle de détail montre plus d’inquiétude. Elle a ajouté que les instruments de crédit privé peuvent offrir des rendements attractifs pour les investisseurs prêts à les conserver à plus long terme, et que le marché pourrait de plus en plus différencier les gestionnaires par leur discipline de prêt, les conditions des prêts et la manière dont ils gèrent l’évolution des taux.

Le prochain test pour Apollo et ses pairs sera de savoir si les demandes de rachat diminuent ou continuent de mettre à l’épreuve des structures de fonds conçues pour concilier exposition aux marchés privés et liquidité limitée.

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