La Coupe du monde masculine 2026 de la FIFA s'ouvre jeudi avec son plus grand plateau, une nouvelle structure de tournoi et aucune équipe manifestement au‑dessus des autres, à partir de 15 h HE lorsque le Mexique affrontera l'Afrique du Sud à l'Estadio Azteca de Mexico City.
La journée d'ouverture inclut aussi la Corée du Sud contre la Tchéquie à Guadalajara. Le co‑hôte Canada commence vendredi à 15 h HE contre la Bosnie‑Herzégovine à Toronto, le premier match de Coupe du monde masculine disputé sur le sol canadien, avant que les États‑Unis ne rencontrent le Paraguay plus tard dans la soirée à Los Angeles.
Un tournoi plus vaste change la donne
Cette Coupe du monde est la première à compter 48 équipes, contre 32 au Qatar en 2022, et la première organisée dans trois pays. Les États‑Unis accueilleront 78 des 104 matchs répartis dans 11 villes, tandis que le Canada et le Mexique en accueilleront chacun 13. Toronto et Vancouver organiseront les matchs du Canada, Vancouver obtenant aussi une rencontre de huitièmes de finale. À partir des quarts de finale, le tournoi se déroule entièrement aux États‑Unis, pour se terminer par la finale du 19 juillet au MetLife Stadium du New Jersey.
Le format débute toujours par des groupes de quatre équipes, mais l'expansion modifie les enjeux. Les deux premiers de chacun des 12 groupes se qualifient, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, créant un tableau à élimination directe de 32 équipes. Cela devrait laisser plus de marge d'erreur aux prétendants majeurs durant la phase de groupes, tout en faisant des calculs sur les troisièmes une composante centrale des deux premières semaines.
Le classement des groupes sera aussi départagé différemment. Une victoire vaut toujours trois points, un match nul un point et une défaite zéro, mais le résultat du face‑à‑face est désormais le premier critère de départage, avant la différence de buts et les buts inscrits lors du face‑à‑face. Si les équipes restent à égalité, les critères passent à la différence de buts générale, aux buts marqués au total et aux points de fair‑play.
L'Espagne et la France en tête d'une poursuite dense
Les marchés de paris cités par CBC Sports donnent l'Espagne et la France comme co‑favoris étroits, chacun autour de 5/1, soit environ 17 % de probabilité implicite de victoire. L'Espagne arrive en tant que championne d'Europe en titre et espère pouvoir compter sur l'attaquant barcelonais de 18 ans Lamine Yamal pour son match d'ouverture après un problème aux ischio‑jambiers. La France est emmenée par Kylian Mbappé après avoir atteint les deux dernières finales de Coupe du monde, remportant celle de 2018 et perdant contre l'Argentine aux tirs au but en 2022.
L'Angleterre suit avec environ 12 % de probabilité implicite alors qu'elle cherche son premier trophée majeur depuis la Coupe du monde 1966. Le Portugal, le Brésil et le tenant du titre l'Argentine se situent autour de 10 %, le tournoi offrant aussi des récits de fin de carrière bien connus : Lionel Messi a 38 ans et gère une blessure aux ischio‑jambiers, Neymar tente de revenir d'une blessure au mollet pour le Brésil, et Cristiano Ronaldo, 41 ans, se prépare pour une sixième participation record à une Coupe du monde.
Parmi les challengers possibles, la Norvège arrive après une campagne de qualification européenne parfaite portée par Erling Haaland, tandis que la Croatie tente de prolonger la dynamique d'un noyau vieillissant mené par Luka Modrić, 40 ans. Le Maroc, demi‑finaliste en 2022 et désormais meilleure équipe africaine du tournoi, reste l'une des menaces les plus crédibles hors d'Europe et d'Amérique du Sud. La Colombie, le Sénégal et le Japon figurent aussi parmi les vingt meilleures équipes attirant l'attention.
Le Canada a un chemin plus clair, mais des blessures planent
Le Canada dispute sa deuxième Coupe du monde consécutive après avoir mis fin à une absence de 36 ans en 2022, cette fois en tant que qualifié automatique et co‑hôte. L'équipe masculine recherche toujours son premier point et sa première victoire en Coupe du monde après un bilan de 0‑6 lors de ses participations en 1986 et 2022.
Le tirage offre une véritable opportunité. Le Canada, classé 30e au monde, affronte la Bosnie‑Herzégovine (64e) à Toronto, le Qatar (57e) le 18 juin à Vancouver et la Suisse (19e) le 24 juin à Vancouver. Avec huit troisièmes qualifiés, même une seule victoire pourrait placer une équipe en mesure d'atteindre la phase à élimination directe.
La préoccupation porte sur la disponibilité. Le capitaine Alphonso Davies est incertain pour le match d'ouverture en raison d'une blessure aux ischio‑jambiers et son état pour la suite est douteux. Le défenseur central Moïse Bombito inquiète aussi en raison de problèmes liés à sa jambe opérée, tandis que le milieu Marcelo Flores s'est déchiré le ligament croisé antérieur et a été remplacé sur la liste par Jayden Nelson. Jacob Shaffelburg, Ali Ahmed et Alfie Jones figurent également parmi les joueurs préoccupants pour le Canada.
Règles à surveiller lorsque les matchs se tendent
Les matchs de phase de groupes peuvent se solder par des nuls, mais pas les rencontres à élimination directe. Si un match est à égalité après 90 minutes plus le temps additionnel, il passe à 30 minutes de prolongation, divisées en deux périodes de 15 minutes. S'il reste à égalité, le vainqueur est décidé par une séance de tirs au but à cinq tirs par équipe, suivie d'une mort subite si les équipes sont encore à égalité.
Plusieurs changements de règles seront visibles tout au long du tournoi. La FIFA a ajouté des pauses d'hydratation obligatoires de trois minutes dans chaque mi‑temps de chaque match, quelle que soit la température. Les changements approuvés par l'IFAB incluent aussi un compte à rebours visuel de cinq secondes pour les remises en touche et les dégagements, une limite de 10 secondes pour que les joueurs remplacés quittent le terrain après la signalisation du changement, et une extension de l'examen VAR dans plusieurs situations, y compris pour vérifier si les corners ont été correctement accordés.
Malgré toutes les nouvelles règles et l'augmentation du nombre d'équipes, la question centrale du tournoi reste familière : quels prétendants sauront résister à la pression quand les marges se réduiront. Les premières réponses arrivent jeudi à Mexico City.
Commentaires (0)