Le département d’État a répliqué après que Wendy Sherman a critiqué la politique iranienne de Trump, ravivant une bataille autour de l’accord nucléaire de 2015 et de la pression sur Téhéran.
Le département d’État a sèchement réprimandé l’ancienne haute diplomate Wendy Sherman après qu’elle a critiqué la stratégie du président Donald Trump vis-à-vis de l’Iran, transformant un différend de politique concernant Téhéran en affrontement public sur l’héritage de l’accord nucléaire de l’ère Obama.
Sherman, qui a contribué à diriger les négociations de l’administration Obama sur l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran et a ensuite été secrétaire d’État adjointe sous le président Joe Biden, a critiqué l’approche de Trump dans de récents entretiens. Dans un entretien à Bloomberg cité par Fox News Digital, elle a déclaré que Trump “doesn’t have a strategy” et l’a décrit comme “very tactical” et “very transactional.”
Le différend survient alors que l’administration Trump mise sur la pression contre l’Iran, notamment des sanctions et un blocus américain du détroit d’Ormuz, selon le rapport de Fox. L’enjeu plus large est de savoir si Washington peut pousser Téhéran vers un accord nucléaire tout en évitant un conflit plus large.
Le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, a réagi avec force, déclarant à Fox News Digital que Sherman “was literally part of the team that handed the Iranian regime billions of dollars and a roadmap to a nuclear weapon.” Pigott a ajouté : “She has no credibility.”
Pigott a également défendu le bilan de Trump, affirmant que sous l’administration précédente “wars broke out, and our enemies grew stronger,” tandis que sous Trump “historic peace deals have been signed” et “the Iranian regime will never obtain a nuclear weapon.” Ces affirmations reflètent la position de l’administration et n’ont pas été évaluées de manière indépendante dans le rapport.
L’affrontement renvoie à l’accord nucléaire de 2015, dont Trump s’est retiré en 2018. L’accord est resté un point central de désaccord entre les alliés de Trump, qui soutiennent qu’il a renforcé Téhéran, et d’anciens responsables de l’administration Obama, qui ont défendu la diplomatie comme le meilleur moyen de contenir le programme nucléaire iranien.
Sherman a également critiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors de l’entretien, l’accusant, lui et les États-Unis, d’avoir contribué à créer ce qu’elle a qualifié de “a genocide in Gaza.” Fox a indiqué qu’elle n’avait pas fourni de preuves à l’appui de cette accusation dans l’extrait d’entretien qu’il a cité.
Selon Fox News Digital, Solveig Reeker, au nom de Sherman, a refusé de répondre aux critiques, indiquant que Sherman n’était pas disponible.
Pour l’heure, l’échange laisse le différend politique central irrésolu : savoir si la campagne de pression de l’administration Trump peut aboutir à un accord nucléaire avec l’Iran, ou si des critiques comme Sherman gagneront du terrain en avertissant que l’approche est trop tactique et trop risquée.
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