Trump a indiqué qu’il tranchera d’ici quelques jours s’il lève les sanctions visant des entreprises pétrolières chinoises qui achètent du pétrole iranien.
Le président Donald Trump a déclaré vendredi qu’il s’attend à décider dans les prochains jours s’il lève les sanctions visant des entreprises pétrolières chinoises qui achètent du brut iranien, une mesure qui pourrait influer sur la campagne de pression de Washington contre Téhéran alors que les États-Unis et la Chine tentent de renforcer leurs liens.
Interrogé à bord d’Air Force One après une visite en Chine sur la possibilité d’assouplir ces pénalités, Trump a répondu : « Eh bien, on en a parlé et je vais prendre une décision au cours des prochains jours. »
Les sanctions visent un canal important des ventes de pétrole iranien. Plus tôt cette année, les États-Unis ont sanctionné plusieurs raffineurs chinois indépendants, souvent appelés « teapots », dont Washington a constaté qu’ils importaient du pétrole iranien. Les sanctions d’avril incluaient Hengli Petrochemical (Dalian) Refinery, décrite dans le rapport source comme l’un des plus grands raffineurs de ce type en Chine.
Washington a cherché à priver l’Iran de ses sources de revenus dans le cadre de la campagne de « pression maximale » de Trump. La question d’un éventuel assouplissement des sanctions survient alors que Trump a aussi exprimé sa frustration envers l’Iran au sujet des progrès vers un accord de paix. Il a dit que les États-Unis appuient la suspension par l’Iran de son programme nucléaire pendant 20 ans, mais qu’un tel engagement devrait s’accompagner d’un « niveau de garantie ».
Le brut iranien à destination des raffineries chinoises « teapots » est souvent transporté par une flotte fantôme de pétroliers qui recourent à des pratiques trompeuses, notamment la désactivation des systèmes de suivi et la falsification des enregistrements, pour éviter la détection. Certains envois comportent plusieurs transferts de navire à navire, parfois dans le golfe Persique ou le détroit de Malacca, afin d’obscurcir l’origine du pétrole.
La visite de Trump en Chine a aussi porté sur le commerce et la guerre avec l’Iran. Les contrôles à l’exportation des semi-conducteurs n’étaient pas au menu des discussions, tandis que l’accès des États-Unis aux minéraux critiques et aux terres rares demeure incertain. Trump a également dit aux journalistes qu’il n’avait pas donné au président chinois Xi Jinping de réponse directe lorsque ce dernier lui a demandé si les États-Unis défendraient Taïwan en cas d’attaque chinoise.
Pour l’instant, les sanctions demeurent en place. Le prochain signal sera de voir si Trump va de l’avant avec une décision formelle — et si toute mesure d’assouplissement conserve la pression américaine sur l’Iran tout en répondant aux préoccupations chinoises.
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