Les pourparlers prévus entre les États‑Unis et l’Iran en Suisse ont été suspendus après que le vice‑président JD Vance a reporté un déplacement destiné à lancer des négociations techniques, un revers pour un accord récemment signé visant à rapprocher les pays d’un règlement plus large et à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Ce report survient à un moment fragile : l’accord signé cette semaine par le président Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian a été décrit comme une étape initiale, et non comme un traité de paix définitif. Il devait lancer une période de négociations de 60 jours sur des différends plus larges, notamment le programme nucléaire iranien, tout en allégeant la pression immédiate sur le trafic maritime et les combats liés à la guerre.
Séparément, un document récemment révélé du Department of Homeland Security décrit des plans pour donner à certaines polices locales travaillant pour le compte du DHS l’accès à un outil de reconnaissance faciale de l’Immigration and Customs Enforcement, a rapporté NPR. L’application mobile, appelée ICE Task Force Module, permettrait aux agents de scanner le visage de personnes sur le terrain et de comparer les images à plus de 250 millions de dossiers gouvernementaux.
Pourparlers retardés après le report du voyage de Vance en Suisse
La Maison‑Blanche a indiqué tard jeudi que Vance ne se rendrait pas en Suisse comme prévu, estimant que la logistique des négociations n’avait pas été « simples ni prévisibles » et que les plans pour les pourparlers techniques à venir n’étaient pas finalisés. Le ministère suisse des Affaires étrangères a ensuite indiqué que les pourparlers impliquant les États‑Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan avaient été reportés, tandis que les travaux préparatoires au complexe de Burgenstock se poursuivaient.
Le statut de la réunion a été décrit différemment selon les comptes rendus : NPR a qualifié les pourparlers en Suisse d’annulés, tandis que la Maison‑Blanche et les responsables suisses ont parlé d’un report immédiat et ont indiqué qu’ils espéraient que les pourparlers techniques commenceraient dès que possible. Aucun nouveau calendrier n’a été annoncé dans les rapports consultés.
Les discussions devaient porter sur la mise en œuvre du protocole d’entente signé plus tôt dans la semaine et sur le lancement de discussions sur des questions à plus long terme. Parmi les termes rapportés figurent la réouverture du détroit d’Ormuz, un engagement selon lequel l’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire, un plan de reconstruction pour l’Iran et la levée des sanctions américaines contre l’Iran. U.S. Central Command a annoncé que les forces américaines avaient levé un blocus sur les navires entrant et sortant des ports et des zones côtières iraniennes, l’une des conditions de cessez‑le‑feu décrites par NPR.
Les combats au Liban mettent l’accord sous tension
Le report fait suite à une intensification des combats dans le sud du Liban, où l’accord devait aider à faire cesser les opérations militaires. L’armée israélienne a déclaré avoir visé des infrastructures et des individus liés au Hezbollah, et a indiqué que quatre soldats israéliens avaient été tués. Les bilans libanais diffèrent selon les rapports disponibles : l’agence de presse officielle libanaise a fait état d’au moins 16 morts dans des frappes aériennes israéliennes, selon CBS News, tandis que la BBC a cité le ministère libanais de la Santé faisant état d’au moins 18 morts et 33 blessés.
Les combats ont mis en lumière une faiblesse centrale du nouvel accord. Le président Trump a dit s’attendre à un cessez‑le‑feu complet « sur tous les fronts », y compris entre Israël et le Hezbollah, mais le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban tant que les besoins de sécurité d’Israël l’exigeront. Des membres du cabinet de Netanyahu ont critiqué l’accord, et le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite d’Israël, Itamar Ben‑Gvir, a écrit que la sécurité d’Israël « ne se négocie pas ».
La position de l’Iran reste elle aussi incertaine. CBS News a rapporté que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait dit avoir autorisé Pezeshkian à signer l’accord malgré un point de vue différent, et avait averti que l’Iran n’accepterait pas des demandes américaines excessives. NPR a indiqué que le ministère iranien des Affaires étrangères avait déclaré que la cérémonie de signature était annulée, tandis que la Maison‑Blanche a dit que les plans pour les pourparlers techniques n’avaient pas encore été finalisés.
Le projet du DHS sur la reconnaissance faciale attire l’attention
Le développement du DHS est distinct des pourparlers avec l’Iran mais soulève ses propres questions de politique publique. NPR a rapporté que l’ICE Task Force Module permettrait aux policiers locaux qui agissent pour le compte du DHS de scanner le visage de personnes qu’ils interpellent dans leurs communautés. L’application comparerait ces images à des fichiers, notamment les dossiers de visas du State Department et le Traveler Verification Service.
Après un scan, l’application orienterait l’agent soit vers « ne pas détenir ni arrêter » la personne, soit vers l’utilisation d’un code de référence pour obtenir des informations supplémentaires auprès de l’ICE, selon la description du document par NPR. Le document source ne précise pas de date de déploiement publique du DHS ni n’identifie les agences locales qui auraient accès à l’outil.
Ces deux développements soulignent des décisions distinctes mais aux conséquences importantes auxquelles l’administration Trump est confrontée : savoir si une ouverture fragile avec l’Iran peut résister à la pression des combats au Liban, et jusqu’où les outils fédéraux d’application de l’immigration s’étendront dans la police locale.
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