L'emprunt du Royaume‑Uni a atteint £23.3bn en mai, presque un tiers de plus qu'il y a un an, renforçant la pression alors que les intérêts de la dette et les dépenses augmentaient.
Le Royaume‑Uni a emprunté £23.3bn en mai, montrent les chiffres officiels, soit près d'un tiers de plus que durant le même mois l'an dernier et bien au‑dessus des prévisions du fiscal watchdog du gouvernement.
Ce chiffre, qui mesure l'écart entre les dépenses publiques et les recettes fiscales, était supérieur de £5.6bn à ce que l'Office for Budget Responsibility avait prévu en mars. Ce dépassement a renforcé les avertissements selon lesquels les finances publiques restent sous tension alors que les coûts de la dette, les services publics, l'investissement et les dépenses de prestations ont tous augmenté.
L'Office for National Statistics a déclaré que les intérêts à payer sur la dette publique ont atteint £11.7bn, le montant le plus élevé jamais enregistré pour un mois de mai. L'ONS statistician Tom Davies a précisé que l'augmentation des dépenses par rapport à mai dernier a plus que compensé des recettes fiscales plus élevées.
Ruth Gregory, deputy chief UK economist at Capital Economics, a déclaré : « The big picture is that the public finances are fragile. » Elle a ajouté que la situation contraindra quiconque sera premier ministre.
La prévision de l'OBR a été établie avant que les effets économiques plus larges de la guerre au Moyen‑Orient ne deviennent clairs. Les analystes ont cité une inflation plus élevée comme facteur majeur derrière l'augmentation des coûts d'emprunt, la hausse des prix du pétrole devant selon eux alimenter l'inflation dans les mois à venir.
Ces chiffres sont intervenus un jour après que la Bank of England a maintenu ses taux d'intérêt, conciliant un marché du travail atone avec des attentes d'une pression inflationniste supplémentaire. Les coûts d'emprunt à long terme sont également suivis de près en période d'incertitude politique, notamment avec la perspective d'un défi à la direction du Labour après l'élection du mayor de Greater Manchester Andy Burnham comme MP for Makerfield lors d'une élection partielle.
Chief Secretary to the Treasury Lucy Rigby a déclaré que la guerre au Moyen‑Orient avait affecté les économies dans le monde, ajoutant que le gouvernement disposait « the right economic plan » pour protéger les ménages et les entreprises de la hausse des coûts tout en réduisant l'emprunt. Shadow chancellor Mel Stride a affirmé que l'emprunt était « out of control » et a soutenu que les dépenses, en particulier les prestations sociales, devaient être maîtrisées.
Des chiffres officiels séparés ont montré que les ventes au détail ont augmenté de 1.2% en mai, aidées par un temps exceptionnellement clément, des promotions et des ventes plus fortes d'articles tels que du mobilier d'extérieur et des ventilateurs. Mais les données sur l'emprunt maintiennent l'attention sur l'inflation, les intérêts de la dette et la marge de manœuvre budgétaire dont disposera le gouvernement dans les mois à venir.
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