La hausse du coût des rencontres relance une question familière : faut‑il partager l'addition du premier rendez‑vous, laisser payer la personne qui a proposé la sortie, ou considérer le paiement comme un geste romantique ?
La question de savoir qui doit payer lors d'un premier rendez‑vous devient difficile à dissocier du coût même des rencontres, alors que les prix des restaurants, des cocktails à £15 et des abonnements aux applis mettent la pression sur ce qui est souvent censé rester une sortie informelle.
Les adultes au Royaume‑Uni dépensent plus de £111 par mois pour les sorties et les applis de rencontres — plus de £1 300 par an — selon une recherche de Barclays de 2025 citée dans un article de la BBC. Pour les jeunes adultes, le coût constitue un obstacle particulier : plus de la moitié des adultes de la génération Z disent que cette dépense affecte leur capacité à aller à des rendez‑vous.
Le résultat est un débat d'étiquette familier avec des enjeux financiers modernes. Certains préfèrent encore partager l'addition. D'autres estiment que la personne qui a proposé le rendez‑vous doit s'attendre à payer. Et malgré l'évolution des attentes liées aux rôles de genre, certains considèrent toujours qu'un homme qui paie montre un effort plutôt une dépendance.
Jennifer Read‑Dominguez, éditrice numérique célibataire, a déclaré à la BBC qu'elle croit que la personne qui invite au premier rendez‑vous devrait être prête à le couvrir. Elle a dit que les femmes « peuvent tout à fait régler l'addition elles‑mêmes mais ce n'est pas la question », décrivant ce geste comme moins une affaire d'argent que d'attention.
Pour Jennifer, le prix du lieu compte moins que le fait qu'il soit choisi de manière sensée. Elle a raconté un rendez‑vous dans un restaurant cher où l'homme s'est plaint de l'addition, a proposé de la partager, puis a vu sa carte refusée. Elle a payé le repas et a dit qu'il ne lui a jamais remboursé, la laissant se sentir utilisée.
Yasmin El‑Saie, créatrice de contenu à Londres, a dit qu'elle serait rebutée si un homme s'attendait à partager l'addition lors d'un premier rendez‑vous. Elle a décrit le fait de payer comme une façon de rendre le rendez‑vous confortable et de prendre soin de l'autre, en ajoutant qu'elle est heureuse de contribuer plus tard dans la soirée, par exemple en achetant des boissons après le dîner.
D'autres voient la règle moins sous l'angle du genre que de la clarté. Jamie Rutter, 32 ans, qui travaille dans la finance, a dit qu'en tant que personne queer, les suppositions traditionnelles sur qui paie ne s'appliquent pas toujours. Son approche est simple : s'il invite quelqu'un, il s'attend à payer ; si quelqu'un l'invite, il s'attend à payer sa part.
Jamie a dit qu'il préfère désormais des premiers rendez‑vous moins stressants comme un café et une promenade, où l'on peut parler sans qu'une grosse addition pèse sur la soirée. L'approche la plus réussie, a‑t‑il suggéré, n'est pas une règle universelle mais une conversation honnête sur le budget avant que le rendez‑vous ne devienne gênant.
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