Le prix du pétrole brut a baissé pour un deuxième jour mardi, les marchés misant sur un règlement diplomatique de la guerre en Iran, selon CNBC. Cette baisse fait suite aux signaux envoyés la veille par les présidents américain et iranien, qui se disent ouverts à une solution diplomatique.
Les prix avaient grimpé de plus de 1 $ plus tôt dans la journée en raison des craintes liées à l'approvisionnement énergétique, a rapporté Al Jazeera. À 7 h 44 GMT, le West Texas Intermediate américain gagnait 1,60 $ à 98,06 $ le baril, et les contrats à terme sur le Brent progressaient de 1,84 $ à 106,61 $.
Ce mouvement matinal faisait suite à des explosions survenues sur l'île de Qeshm et à Bandar Lengeh tard lundi, selon l'agence de presse d'État iranienne IRNA et l'agence semi-officielle Fars. Des médias américains, citant des responsables américains, ont rapporté que l'armée américaine avait mené des frappes défensives dans le détroit d'Ormuz.
Le Wall Street Journal a rapporté que, selon certains responsables, les frappes visaient à limiter la capacité de l'Iran à attaquer la navigation commerciale. Fox News et Axios ont indiqué qu'elles répondaient à des tirs du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre un aéronef américain lundi. Euronews a rapporté qu'un missile avait été tiré depuis Qeshm et qu'un avion de combat américain aurait touché un système de missiles sol-air du CGRI. Le CENTCOM n'a publié aucune déclaration officielle et aucun responsable iranien n'a officiellement confirmé une attaque directe contre l'île, a rapporté Euronews.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti mardi que toute erreur stratégique des États-Unis ouvrirait « un nouveau champ de bataille dans la guerre ». Il a déclaré au Parlement que l'Iran était à son plus haut niveau de préparation défensive.
« La balle est dans le camp de l'Amérique pour empêcher la guerre », a-t-il dit.
Le CGRI a affirmé que ses systèmes de guerre électronique avaient abattu deux drones de reconnaissance américains MQM-170 au sud de l'île de Qeshm et détruit un drone américain MQ-9 à l'est du détroit d'Ormuz.
Le président américain Donald Trump a écrit lundi sur Truth Social que les prix du pétrole baissaient parce que les gens croyaient qu'il n'y aurait pas de guerre avec l'Iran. Il a dit que l'Iran souhaitait un règlement le plus tôt possible. Lorsqu'on lui a demandé s'il envisageait de frapper l'Iran après les élections de mi-mandat de mardi, il a répondu « non ».
« Le président et moi sommes plutôt optimistes quant aux perspectives d'en arriver éventuellement à un règlement négocié », a déclaré lundi le vice-président JD Vance aux journalistes, avant que ne surgissent les informations sur les frappes.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a affirmé que le plan proposé par l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être mis en œuvre en deux jours si Washington répondait aux conditions de Téhéran, notamment la levée de son blocus naval des ports iraniens et la fin des hostilités. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a exprimé son soutien à une médiation des pays du Golfe.
L'Associated Press, citant deux responsables de la région et une autre personne au fait du dossier, a rapporté que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu faisait pression en faveur d'une nouvelle vague de frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat américaines.
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