Pete Hegseth a indiqué que le cessez-le-feu avec l’Iran demeure en vigueur après un échange au détroit d’Ormuz lié à une mission américaine d’escorte de navires commerciaux.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mardi que le fragile cessez-le-feu avec l’Iran demeure en vigueur malgré un nouvel échange de tirs dans le détroit d’Ormuz, où des navires iraniens ont tiré sur des bâtiments américains escortant le trafic commercial et où des forces américaines ont frappé de petites embarcations iraniennes.
S’exprimant au Pentagone, Hegseth a présenté l’affrontement comme faisant partie de Project Freedom, un effort américain visant à guider des navires commerciaux à travers le détroit, plutôt que comme un retour à des combats plus larges avec l’Iran. « Le cessez-le-feu n’est pas terminé », a-t-il dit aux journalistes.
Cette distinction importe, car le détroit d’Ormuz est un goulot d’étranglement énergétique crucial qui transporte normalement environ 20 % du pétrole mondial. La voie maritime est en grande partie fermée depuis le début de la guerre, à la fin de février, laissant des navires commerciaux coincés dans le golfe Persique et rehaussant les enjeux de toute confrontation impliquant les forces américaines.
Hegseth a qualifié Project Freedom d’opération distincte d’Operation Epic Fury et l’a décrite comme une solution temporaire. Il a dit que le Pentagone s’attendait à « un peu d’instabilité au début » de la mission d’escorte et qu’il défendrait les forces américaines ainsi que les navires qu’elles protègent.
Le général Dan Caine, président des Joint Chiefs of Staff, a déclaré que l’Iran a attaqué les forces américaines à plus de 10 reprises depuis l’annonce du cessez-le-feu au début d’avril. Il a aussi indiqué que l’Iran a tiré à neuf reprises sur des navires commerciaux et saisi deux porte-conteneurs, mais que ces incidents demeurent en deçà du seuil qui déclencherait la reprise d’opérations de combat majeures.
Caine a indiqué qu’environ 15 000 militaires américains participent à la mission à Ormuz, y compris des destroyers lance-missiles, d’autres navires de guerre, des avions d’attaque et des aéronefs sans pilote. U.S. Central Command a fait savoir que deux navires commerciaux battant pavillon américain ont franchi le détroit lundi dans le cadre de Project Freedom.
Les récits de la riposte américaine divergent. U.S. Central Command a indiqué que les forces américaines ont détruit six embarcations iraniennes qui avaient tenté d’entraver des navires commerciaux; le président Donald Trump a ensuite avancé qu’il y en avait sept. L’agence de presse d’État iranienne IRNA a rejeté la version américaine et affirmé qu’aucune vedette rapide iranienne n’avait été détruite.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les violences de lundi montrent qu’il n’existe pas de solution militaire à la guerre et a mis en garde les États-Unis et leurs partenaires régionaux contre un retour au conflit. Il a aussi affirmé que les pourparlers entre Washington et Téhéran progressaient, tandis que Donald Trump a déclaré en fin de semaine que la plus récente proposition de paix de l’Iran serait vraisemblablement inacceptable.
La question immédiate est de savoir si d’autres incidents autour du détroit resteront circonscrits à la mission d’escorte ou s’ils commenceront à éroder le cessez‑le‑feu que les deux parties décrivent encore comme étant officiellement en place.
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