Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l’Iran tient pendant que des forces américaines escortent des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré mardi que le cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l’Iran tient, alors même que des forces américaines poursuivaient une nouvelle opération visant à guider des navires commerciaux à travers le détroit d’Ormuz et que les Émirats arabes unis ont signalé de nouvelles attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran.
La trêve fragile est mise à l’épreuve autour de l’un des couloirs énergétiques les plus importants au monde, où le trafic maritime est en grande partie paralysé depuis qu’Iran a fermé le détroit pendant la guerre. Avant le conflit, environ un cinquième du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié transitaient par ce passage étroit reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.
Hegseth a décrit Project Freedom, l’opération de l’administration Trump visant à escorter des navires commerciaux à travers la voie navigable, comme distincte du cessez‑le‑feu. « Le cessez‑le‑feu n’est pas terminé », a‑t‑il dit aux journalistes, ajoutant que le président Trump déciderait si les actions iraniennes franchissaient le seuil d’une violation.
L’opération a débuté par une confrontation immédiate. Des responsables américains ont déclaré que des destroyers de la Marine protégeant deux navires marchands battant pavillon américain lundi ont été confrontés à des missiles iraniens, des drones d’attaque et de petites embarcations. Trump a affirmé que les forces américaines avaient détruit sept ou huit petites embarcations iraniennes lors de l’affrontement. U.S. Central Command a indiqué que les deux navires marchands ont traversé le détroit avec succès.
Maersk a déclaré que l’un de ces navires, l’Alliance Fairfax, un bâtiment battant pavillon américain exploité par sa filiale Farrell Lines, a achevé le passage lundi sous la protection militaire américaine sans incident et avec son équipage sain et sauf. La compagnie a précisé que le navire était bloqué en mer depuis le début de la guerre menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran, le Feb. 28.
Toutefois, la réouverture plus large du détroit reste incertaine. Plus de 24 heures après le début de l’action américaine, le trafic à travers Ormuz restait en grande partie à l’arrêt, selon des reportages reposant sur des données de suivi des navires. Les responsables américains n’ont pas fourni de calendrier public détaillé pour d’autres passages escortés ni indiqué combien d’opérateurs commerciaux étaient prêts à se déplacer tant que la menace d’attaque demeure élevée.
Pendant ce temps, l’Iran a affirmé rester maître de la voie navigable. Le Corps des Gardiens de la révolution a averti mardi que les navires doivent emprunter le couloir annoncé par Téhéran et que tout détour serait dangereux et entraînerait une « réponse ferme », selon un communiqué diffusé par la télévision d’État iranienne.
Les tensions se sont aussi élargies au‑delà du détroit. Le ministère de la Défense des ÉAU a indiqué mardi que ses défenses aériennes faisaient face à des attaques de missiles et de drones en provenance d’Iran, pour un deuxième jour consécutif. Les autorités des ÉAU ont déclaré que l’Iran avait tiré 15 missiles lundi, provoquant un incendie dans le complexe industriel de Fujairah et blessant au moins trois ouvriers. Les ministres de l’Intérieur arabes ont condamné les nouvelles attaques contre des sites civils et économiques.
Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baqaei, a déclaré que Téhéran n’avait « aucune hostilité à l’égard des pays arabes du Golfe », tout en accusant les États du Golfe de s’exposer au risque en comptant sur la sécurité fournie par les États‑Unis. Il a affirmé que les actions de l’Iran étaient défensives et visaient des actifs militaires américains et des bases utilisées pour des opérations contre l’Iran.
Hegseth a indiqué que les forces américaines continueraient de protéger les navires commerciaux et restaient prêtes si le cessez‑le‑feu s’effondrait. Il a qualifié l’effort à Ormuz de temporaire et a dit que Washington s’attendait à ce que d’autres pays finissent par partager la responsabilité de maintenir la voie navigable ouverte.
Pour l’instant, l’épreuve immédiate est de savoir si d’autres navires suivront les premiers bâtiments escortés par les États‑Unis à travers le détroit — et si l’Iran considérera ces passages comme une opération maritime limitée ou comme un motif pour reprendre l’escalade.
Commentaires (0)