Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le cesse‑le‑feu entre les États‑Unis et l'Iran reste en vigueur malgré de nouveaux affrontements autour de navires transitant par le détroit d'Ormuz.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré mardi qu'un fragile cesse‑le‑feu entre les États‑Unis et l'Iran reste en vigueur malgré un échange de tirs dans le détroit d'Ormuz, où des forces américaines escortent des navires commerciaux à travers cette voie maritime internationale cruciale.
« Le cessez‑le‑feu n'est pas terminé, » a déclaré Hegseth aux journalistes au Pentagone, un jour après que des bâtiments iraniens ont tiré sur des navires américains impliqués dans la mission d'escorte et que les États‑Unis ont coulé plusieurs petits bateaux iraniens.
La confrontation a mis en lumière les risques entourant le « Project Freedom » de l'administration Trump, un effort visant à faire sortir les navires commerciaux du golfe Persique par le détroit d'Ormuz. Hegseth a décrit la mission comme distincte du conflit plus large avec l'Iran et a dit que le Pentagone avait prévu des problèmes au lancement de l'opération.
« En fin de compte, il s'agit d'un projet séparé et distinct, » a déclaré Hegseth, ajoutant que les responsables américains s'attendaient à « un certain remous au début. » Il a dit que les forces américaines avaient prévenu qu'elles défendraient les navires qu'elles escortaient « de façon agressive. »
Gen. Dan Caine, chairman of the Joint Chiefs of Staff, a déclaré que les actions de l'Iran depuis l'annonce du cesse‑le‑feu début avril comprenaient neuf attaques contre des navires commerciaux, la saisie de deux porte‑conteneurs et plus de 10 attaques contre des forces américaines. Caine a indiqué que ces incidents restaient en dessous du seuil de reprise d'opérations de combat majeures.
Hegseth a aussi qualifié l'effort d'escorte de « solution temporaire », affirmant que l'Iran ne devrait pas être autorisé à empêcher des pays et des marchandises d'accéder à une voie maritime internationale. Le détroit d'Ormuz transporte normalement environ 20 % du pétrole mondial, ce qui fait que toute perturbation prolongée suscite des inquiétudes bien au‑delà de la confrontation militaire immédiate.
U.S. Central Command a déclaré lundi que deux navires commerciaux battant pavillon américain ont traversé le détroit dans le cadre du Project Freedom. Il a ajouté que les forces américaines avaient détruit six bateaux iraniens qui avaient tenté d'interférer avec des navires commerciaux, tandis que le président Donald Trump a ensuite porté ce chiffre à sept. L'agence de presse d'État iranienne IRNA a rejeté le récit américain, affirmant qu'aucun de ses bateaux rapides n'avait été détruit.
Caine a précisé que la mission américaine comprend environ 15 000 militaires américains, des destroyers lanceurs de missiles et d'autres navires de guerre, ainsi que des appareils d'attaque et des aéronefs sans pilote. Hegseth a distingué le Project Freedom de « Operation Epic Fury », l'effort militaire américain plus large lié au conflit avec l'Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la violence de lundi montrait « qu'il n'y a pas de solution militaire » au conflit et a mis en garde les États‑Unis et leurs partenaires régionaux contre un engagement plus profond dans la confrontation. Il a aussi affirmé que les pourparlers entre les États‑Unis et l'Iran avançaient, même si Trump a déclaré au cours du week‑end que la dernière proposition de paix de l'Iran ne serait probablement pas acceptable.
La question immédiate est de savoir si de nouvelles attaques dans ou près du détroit resteront en dessous du seuil américain de reprise d'opérations de combat majeures, ou si la mission d'escorte deviendra le point d'embrasement qui rompra le cesse‑le‑feu que Hegseth affirme toujours tenir.
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