Les prix du pétrole ont reculé et les marchés mondiaux ont grimpé après des informations faisant état de progrès vers un accord États‑Unis–Iran, même si Washington et Téhéran ont indiqué que l’entente n’était pas assurée.
Les prix du pétrole ont fortement baissé et les marchés boursiers mondiaux ont grimpé mercredi, les investisseurs réagissant à des informations selon lesquelles les États‑Unis et l’Iran se rapprocheraient d’un accord pour mettre fin à la guerre et réduire la pression sur des routes énergétiques clés.
Le Brent, référence internationale, a brièvement reculé jusqu’à environ 97 $ le baril avant de repasser au‑dessus de 100 $. Ce repli est survenu après une envolée volatile : la BBC a rapporté qu’il avait dépassé 108 $ plus tôt dans la journée, tandis que CBC a indiqué qu’il s’était négocié à plus de 115 $ plus tôt dans la semaine avant de retomber à 103.54 $.
La réaction des marchés relevait de l’espoir plus que de la certitude. Axios a rapporté, selon la BBC, que des responsables américains estiment que les parties sont proches d’un document d’une page qui mettrait fin à la guerre et lancerait des pourparlers nucléaires plus détaillés. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a ensuite indiqué à l’Iranian Students' News Agency que la proposition américaine était toujours à l’étude.
Le président Donald Trump a aussi laissé entendre qu’un accord final n’était pas garanti, déclarant sur Truth Social que l’adhésion de l’Iran demeurait une hypothèse majeure et avertissant qu’un échec mènerait à des bombardements d’une intensité supérieure à celle de l’opération Epic Fury.
Les actions ont augmenté sur les principales places. Le FTSE 100 à Londres et le Dax allemand ont chacun clôturé en hausse de plus de 2%, tandis que le Cac 40 en France a gagné 3%. En Asie, le Kospi sud-coréen a terminé en hausse de 6.45%, le Hang Seng de Hong Kong a pris 1.22% et le Nikkei japonais a ajouté 0.38%. À l’ouverture à New York, le S&P 500 avançait d’environ 1%, CBC signalant aussi des gains pour le Dow et le Nasdaq.
L’enjeu économique central est le détroit d’Ormuz, étroit passage au sud de l’Iran par lequel transitent habituellement environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz. Le détroit est pratiquement fermé depuis des semaines, et le conflit a perturbé la production et le transport de pétrole dans la région, maintenant le brut bien au‑dessus d’environ 70 $ le baril observés avant le début de la guerre.
Trump a déclaré mardi qu’il suspendrait une opération militaire américaine visant à escorter les navires commerciaux dans le détroit pendant que les négociateurs tentaient de finaliser un accord. La BBC a rapporté que la proposition à l’étude déclarerait la fin de la guerre et ouvrirait une période de négociations de 30 jours sur la réouverture du détroit, la limitation du programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines.
Le secrétaire d’État des États-Unis Marco Rubio a dit mardi aux journalistes que Washington préférait un accord, affirmant que l’offensive américano-israélienne initiale en Iran était terminée parce que ses objectifs avaient été atteints. L’Iran n’a pas répondu directement aux propos de M. Rubio, et la BBC a indiqué que les États-Unis attendaient la réponse de Téhéran sur plusieurs points clés d’ici 48 heures.
Pour l’instant, le rebond illustre la rapidité avec laquelle les marchés réagissent au moindre signe d’une reprise des flux énergétiques dans le golfe Persique. Il laisse aussi les investisseurs exposés au prochain signal de Washington ou de Téhéran si l’accord évoqué devait achopper.
Commentaires (0)